Le Point Stratégique n 2 Vendre des services dans l’espace ZLECAf

Le Point Stratégique  ·  Numéro 2  ·  Septembre 2026

Vendre ses services dans l’espace ZLECAf

Les listes d’engagements, les quatre modes de fourniture, et ce qu’un prestataire sénégalais peut faire sans attendre l’ouverture du marché continental

Par Assome Aminata Diatta, ancienne ministre du Commerce et des PME du Sénégal, ancienne présidente du Conseil des ministres du commerce de la ZLECAf

Le numéro précédent portait sur les marchandises et sur le certificat d’origine. Celui-ci porte sur les services, c’est-à-dire sur le pan de la ZLECAf qui concerne les cabinets, les sociétés d’ingénierie, les entreprises de technologies, les établissements de formation et les prestataires. La logique y est différente, et les pièges aussi.

Les services représentent déjà la moitié de notre économie et le Sénégal affiche la part de services dans le PIB la plus élevée de l’UEMOA. Pourtant le marché continental des services n’existe pas encore, pour une raison que presque personne n’énonce : il ne s’ouvrira que lorsque les listes d’engagements seront déposées, et cinq pays seulement les ont publiées.

12 pages  ·  9 sections  ·  1 annexe  ·  sources vérifiables

Couverture du Point Stratégique numéro 2

Six points à retenir

  1. Les services sont déjà l’essentiel de notre économie. Ils représentent 49,1 % du produit intérieur brut sénégalais selon la définition étroite, et 70,5 % de la valeur ajoutée totale selon la définition large.
  2. Sans services compétitifs, il n’y a pas de commerce de marchandises. Au Sénégal, les services forment jusqu’à 64 % des consommations intermédiaires de certaines filières industrielles. Le premier d’entre eux est presque toujours le transport.
  3. Il n’y a pas de marché continental des services tant que les listes ne sont pas déposées. Le protocole est un cadre. Ce qui ouvre réellement un marché, ce sont les listes d’engagements spécifiques que chaque État dépose, secteur par secteur et mode par mode.
  4. 50, 25, 5. Cinquante États parties ont soumis leurs offres initiales dans les cinq secteurs prioritaires. Vingt-cinq ont achevé leurs procédures nationales d’adoption. Cinq seulement ont publié leurs listes. Aucun pays de la CEDEAO ne figure parmi les vingt-cinq.
  5. Trois de nos sept secteurs prioritaires sont hors négociation. La construction, l’éducation et les services récréatifs et culturels ne font pas partie des cinq secteurs actuellement négociés.
  6. Deux entreprises sur trois exportent déjà des services, et beaucoup l’ignorent. Une enquête nationale auprès de 550 prestataires l’a établi : nombre d’entre elles exportaient sans le savoir, faute de connaître la définition même de l’exportation de services.
Graphique : part du commerce intra-régional dans le commerce de services de chaque communauté économique régionale africaine, moyennes quadriennales 2012-2023. La CEDEAO se situe à 2,4 pour cent.
Aucune communauté économique régionale africaine ne dépasse 5 %. La CEDEAO se situe à 2,4 %, et n’a gagné que trois dixièmes de point en douze ans. La CEEAC recule de 1,8 % à 1,3 %, la SADC de 3,2 % à 2,5 %.
Un prestataire sénégalais a aujourd’hui statistiquement plus de chances de vendre à Paris qu’à Abidjan.

Ce que contient le document complet

01Pourquoi les services décident de tout
02Le protocole services, ou l’accord qui n’existe pas encore
03Les quatre modes, expliqués par des exemples sénégalais
04Où en est le continent : 50, 25, 5
05Ce que le Sénégal vend déjà, souvent sans le savoir
06Trois de nos sept secteurs prioritaires ne sont pas dans la négociation
07Ce que l’UEMOA a déjà fait, et ce que la ZLECAf ajoute
08Ce qu’un prestataire peut faire maintenant
09Ce que l’État doit faire, et dans quel ordre
AAnnexe. Où vérifier, et avec qui

Le document complet, douze pages, est envoyé gratuitement aux inscrits. Il contient le tableau des quatre modes de fourniture appliqués à des cas sénégalais, la liste des cinq secteurs en négociation, et la feuille de route d’un prestataire qui veut vendre hors de nos frontières sans attendre le dépôt des listes.

Le formulaire se trouve juste en dessous. Trois champs, et vous le recevez par courriel.

Pour citer ce document : Diatta, A. A., « Vendre ses services dans l’espace ZLECAf », Le Point Stratégique n° 2, Assome Mbodja & Associates, Dakar, septembre 2026.

Périodicité mensuelle. Numéro précédent : Exporter en préférence dans l’espace ZLECAf. Prochain numéro : jeudi 29 octobre 2026, consacré aux paiements et au financement du commerce intra-africain.

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Le Point Stratégique n° 2 : les services dans la ZLECAf

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