Vendre ses services dans l’espace ZLECAf
Les listes d’engagements, les quatre modes de fourniture, et ce qu’un prestataire sénégalais peut faire sans attendre l’ouverture du marché continental
Le numéro précédent portait sur les marchandises et sur le certificat d’origine. Celui-ci porte sur les services, c’est-à-dire sur le pan de la ZLECAf qui concerne les cabinets, les sociétés d’ingénierie, les entreprises de technologies, les établissements de formation et les prestataires. La logique y est différente, et les pièges aussi.
Les services représentent déjà la moitié de notre économie et le Sénégal affiche la part de services dans le PIB la plus élevée de l’UEMOA. Pourtant le marché continental des services n’existe pas encore, pour une raison que presque personne n’énonce : il ne s’ouvrira que lorsque les listes d’engagements seront déposées, et cinq pays seulement les ont publiées.
Six points à retenir
- Les services sont déjà l’essentiel de notre économie. Ils représentent 49,1 % du produit intérieur brut sénégalais selon la définition étroite, et 70,5 % de la valeur ajoutée totale selon la définition large.
- Sans services compétitifs, il n’y a pas de commerce de marchandises. Au Sénégal, les services forment jusqu’à 64 % des consommations intermédiaires de certaines filières industrielles. Le premier d’entre eux est presque toujours le transport.
- Il n’y a pas de marché continental des services tant que les listes ne sont pas déposées. Le protocole est un cadre. Ce qui ouvre réellement un marché, ce sont les listes d’engagements spécifiques que chaque État dépose, secteur par secteur et mode par mode.
- 50, 25, 5. Cinquante États parties ont soumis leurs offres initiales dans les cinq secteurs prioritaires. Vingt-cinq ont achevé leurs procédures nationales d’adoption. Cinq seulement ont publié leurs listes. Aucun pays de la CEDEAO ne figure parmi les vingt-cinq.
- Trois de nos sept secteurs prioritaires sont hors négociation. La construction, l’éducation et les services récréatifs et culturels ne font pas partie des cinq secteurs actuellement négociés.
- Deux entreprises sur trois exportent déjà des services, et beaucoup l’ignorent. Une enquête nationale auprès de 550 prestataires l’a établi : nombre d’entre elles exportaient sans le savoir, faute de connaître la définition même de l’exportation de services.
Ce que contient le document complet
Le document complet, douze pages, est envoyé gratuitement aux inscrits. Il contient le tableau des quatre modes de fourniture appliqués à des cas sénégalais, la liste des cinq secteurs en négociation, et la feuille de route d’un prestataire qui veut vendre hors de nos frontières sans attendre le dépôt des listes.
Le formulaire se trouve juste en dessous. Trois champs, et vous le recevez par courriel.
Pour citer ce document : Diatta, A. A., « Vendre ses services dans l’espace ZLECAf », Le Point Stratégique n° 2, Assome Mbodja & Associates, Dakar, septembre 2026.
Périodicité mensuelle. Numéro précédent : Exporter en préférence dans l’espace ZLECAf. Prochain numéro : jeudi 29 octobre 2026, consacré aux paiements et au financement du commerce intra-africain.
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Le Point Stratégique n° 2 : les services dans la ZLECAf
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